Voici des raisons fréquentes qui sont causes de peur de la psychothérapie et poussent à ne pas commencer.
Et le supplèment de cette brève : qu’est-ce qui pourrait vous faire débuter une psychothérapie Gestalt ?
Catherine Coker, Gestalt-thérapie Istres et en ligne
Table des matières
Introduction
Beaucoup de personnes ressentent l’envie ou le besoin de commencer une psychothérapie… tout en repoussant le premier rendez-vous (ou le deucième).
Elles se disent qu’elles “vont gérer seules”, que “ce n’est pas si grave”, ou qu’elles “n’ont pas le temps”. Pourtant, derrière ces explications logiques se cachent souvent des raisons bien plus profondes — émotionnelles, existentielles, parfois inconscientes.
En tant que psychopraticienne Gestalt à Istres, j’accompagne de nombreuses personnes hypersensibles ou ayant traversé des traumas. Elles me confient leurs réticences. Ce qui fait du bien, une fois qu’elles avancent dans la psychothérapie est qu’elles réalisent que ces réticences étaient profondes et les empêcher d’aller vers un mieux-être pourtant possible.
Voici les raisons internes qui peuvent freiner l’entrée en psychothérapie — et ce qu’elles révèlent de potentiels de mieux être et de bonheur.
Je vous parle aussi de la psychothérapie Gestalt parce qu’elle est d’une voie thérapeutique qui prend en compte ces réticences.
1. La peur de commencer une thérapie pour ne d’être submergé(e) par ses émotions
Pour beaucoup, commencer une thérapie signifie ouvrir une porte longtemps restée fermée.
Hypersensibilité et psychothérapie
Les personnes très sensibles redoutent souvent :
de pleurer,
de perdre le contrôle,
de ressentir “trop fort”,
d’être envahies par des souvenirs douloureux.
En Gestalt-thérapie, au contraire, les émotions sont accueillies avec délicatesse. Elles ne sont jamais forcées. Le rythme s’adapte à la sécurité de la personne.
2. La crainte du jugement ou de “ne pas être compris(e)”
Beaucoup ont vécu des expériences où leur souffrance a été minimisée :
“Tu exagères.”
“Tu devrais être plus fort(e).”
“Ce n’est rien, passe à autre chose.”
Cette mémoire du non-accueil rend difficile l’idée de se dévoiler à quelqu’un.
La Gestalt, elle, s’appuie sur un cadre bienveillant, non jugeant et profondément relationnel.
Le cabinet devient un espace où l’on peut enfin être soi, sans masque.
Ce n’est pas comme si vous parliez avec un ou une ami-e qui peut vous juger, être tenté de vous donner ses conseils et commentaires. Vous êtes avec une personne qui est disponible pour vous, vous accueille comme vous êtes et ne vous donne pas un avis mais de quoi construire votre propre cheminement
3. Troisième raison d’avoir peur de commencer une psychothérapie : la peur de changer… ou que rien ne change
C’est l’un des paradoxes les plus fréquents.
Et si je change et que ça bouscule mes relations ?
Et si je fais ce travail et que ma vie reste la même ?
La thérapie touche un territoire intime : celui de l’identité, des habitudes, du regard sur soi.
Ces questions sont normales — elles font même partie du processus thérapeutique.
4. Demander de l’aide : si c’est difficile, ça peut être un obtacle à aller en thérapie
Certaines personnes ont appris à gérer seules, parfois depuis l’enfance.
Elles associent la demande d’aide à :
de la faiblesse,
une forme de dépendance,
une peur d’être “un poids” pour l’autre.
En réalité, demander de l’aide est un acte de maturité.
C’est reconnaître que la vie n’est pas faite pour être traversée seul.
5. L’impression de “ne pas être assez” pour faire une thérapie
On me le dit souvent :
“Je ne vais pas si mal, d’autres ont vécu bien pire.”
“Je n’ai pas de gros trauma, juste des choses qui me bloquent.”
“Je ne suis peut-être pas une personne qui mérite une thérapie…”
Ces croyances sont le reflet d’un manque d’estime ou d’un vécu traumatique.
En vérité, toute souffrance mérite d’être entendue — même si elle ne ressemble pas à ce que l’on imagine être un “vrai problème”.
6. Parmi les raisons de ne pas aller en thérapie : la peur de rencontrer sa vérité intérieure
La psychothérapie, en particulier la Gestalt, invite à regarder ce qui se joue maintenant, dans son ressenti, ses besoins, ses valeurs.
Pour certaines personnes, cela signifie affronter :
une fatigue profonde,
des relations déséquilibrées,
un manque de sens,
des renoncements.
Ce n’est pas facile — mais c’est souvent là que commence la transformation.
7. Une méconnaissance de ce qu’est réellement la Gestalt-thérapie
Beaucoup pensent encore qu’il s’agit :
de raconter son passé de manière infinie,
d’être analysé,
ou de devoir trouver des “explications”.
La Gestalt est différente :
elle travaille sur le mouvement, la conscience, le présent, la façon d’être en relation.
Elle permet de redonner de la fluidité là où quelque chose s’est figé.
8. Le sentiment de ne pas avoir le temps… ou de ne pas se prioriser
Derrière le “je n’ai pas le temps”, il y a souvent :
“Je ne m’accorde pas de place dans ma propre vie.”
La thérapie devient alors un espace où, enfin, la personne se remet au centre.
Conclusion : 8 raisons derrière la peur de la psychothérapie
La peur est souvent la porte d’entrée du changement
Commencer une thérapie n’est jamais anodin.
Mais derrière les résistances, il y a souvent un appel profond : celui de se retrouver, de comprendre, de respirer différemment.
La Gestalt-thérapie offre un chemin vivant, progressif, sécurisant pour traverser ces peurs, les apprivoiser… et avancer.
Le supplément de la brève : Peur d'une psychothérapie Gestalt ?
Raison d'avoir peur d'une psychothérapie ou pourquoi en faire une ?
" Mais qu’est-ce qui dit que qu'il faut commencer une psychothérapie ? " 5 exemples
Il est rare qu’une personne sache clairement à quel moment commencer une psychothérapie. Beaucoup hésitent parce que leur vécu leur semble « banal », « pas si traumatique », ou parce qu’ils « s’en sortent » tant bien que mal. Pourtant, la nécessité d’un accompagnement ne se mesure pas à la gravité objective d’un événement, mais à l’impact intérieur qu’il laisse.
Commencer une Gestalt-thérapie devient pertinent lorsque
1. Votre histoire continue de vous “tirer en arrière”
Même sans événement spectaculaire, certaines expériences — accumulation de petites blessures, manque de soutien, instabilité affective, critiques répétées — laissent des traces durables dans le corps et la façon de vivre les relations.
Ce n’est pas la “gravité” qui compte, mais ce que cela mobilise encore en vous aujourd’hui.
2. Vous sentez un décalage entre ce que vous vivez et ce que vous montrez
Une façade solide, organisée, fonctionnelle…
Un intérieur qui fatigue, hésite, surcompense.
Les personnes hypersensibles ou ayant vécu un trauma évoluent souvent dans ce double niveau.
La Gestalt aide à réunifier ces deux parts pour retrouver une cohérence de vie.
3. Vous êtes souvent dans le contrôle, la vigilance ou l’adaptation
On ne consulte pas parce qu’on est “défaillant”, mais parce qu’on s’est trop longtemps adapté.
Lorsque cette adaptation devient coûteuse — mentalement, émotionnellement, relationnellement — c’est un indicateur précieux.
4. Vous sentez que quelque chose veut changer… sans savoir quoi
Avant même d’avoir des mots, il y a parfois un mouvement intérieur :
• fatigue de fonctionner comme avant
• envie de sens
• besoin d’authenticité
• intuition qu’une autre manière de vivre existe
La Gestalt s’adresse précisément à ce moment où le changement se cherche, même timidement.
5. Vous ne voulez plus “tenir”, mais vivre
Beaucoup arrivent en thérapie non pas parce qu’ils craquent, mais parce qu’ils ne veulent plus se perdre eux-mêmes dans leurs efforts d’adaptation.
La Gestalt permet de remettre du mouvement, de la respiration et du choix là où la vie s’était figée.
