Stress post-traumatique : la curiosité, signe d’un mieux

Stress post-traumatique, tristesse, repli sur soi

Le stress post-traumatique est la traduction d’un ensemble de signes comportementaux, émotionnels, corporels et psychiques dûs à un vécu traumatique intense et répété et/ou menaçant sa vie.

 Une des manifestations du mieux être suite à un stress post-traumatique est de retrouver de la curiosité. Ce sont les différents points évoqués dans cette brève.

Sommaire : stress post-traumatique en brève

Introduction 

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est un trouble psychologique qui survient après l’exposition à un événement traumatisant, tel qu’un accident grave, une agression, un attentat, une catastrophe naturelle ou un conflit armé. Il se manifeste par des symptômes persistants à reconnaitre. Ils sont à accepter par la victime : l’acceptation conditionne la guérison.

Reconnaitre un stress post-traumatique

Les signes d’un syndrome post-traumatiques sont nombreux et complexes. Un syndrome doit se voir poser un diagnostic médical : c’est très important pour une prise en charge sérieuse et à hauteur de la souffrance psychique vécue.

Parmi les signes les plus courants : la reviviscence, l’évitement, l’hypervigilance, la dissociation
le trouble anxieux, le sentiment de peur envahissant, les troubles du sommeil, l’agressivité et l’irritabilité, des troubles relationnels, une vision faussée, des difficultés cognitives, la mésestime de soi, un syndrome dépressif, des troubles de l’addiction, des troubles du comportement alimentaire. 

Je reviens sur certains :

∞ Revivescences : flashbacks, cauchemars ou pensées intrusives liées au traumatisme.

∞ Évitement : efforts pour éviter les lieux, les personnes ou les situations rappelant l’événement.

∞ Hypervigilance : anxiété intense, sursauts exagérés, irritabilité ou troubles du sommeil.

∞ Engourdissement émotionnel : sentiment de détachement, perte d’intérêt pour les activités habituelles.

Que faire en cas de stress post-traumatiques ? 

Ce trouble peut être très invalidant, mais des traitements existent, comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), l’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) et certains médicaments. 

Selon le degré d’urgence et la prise en charge mise en place, la Gestalt-thérapie peut aussi constituer un grand soutien. 

La Gestalt-thérapie peut effectivement être une approche intéressante pour traiter le stress post-traumatique, bien qu’elle soit moins fréquemment citée que la TCC ou l’EMDR, qui ont une reconnaissance plus large dans les protocoles thérapeutiques validés scientifiquement.

La Gestalt-thérapie, fondée par Fritz Perls, peut aider la personne souffrant d’un stress post-traumatique sur différents axes : 

Exprimer et intégrer ses émotions refoulées liées au traumatisme.

Développer une conscience corporelle, car le traumatisme est souvent ancré dans le corps.

Sortir des schémas de blocage et d’évitement, en travaillant sur l’ici et maintenant.

Retrouver un sentiment d’unité et de contrôle sur sa vie, plutôt que de rester enfermé dans le passé.

Même si cette forme de psychothérapie ne fait pas partie des recommandations de première ligne dans les guides cliniques, la Gestalt peut être une approche complémentaire efficace, notamment pour les personnes ayant du mal avec les thérapies cognitives classiques ou qui ont besoin d’un travail plus global sur leur être et leurs émotions.

La Gestalt peut compléter une autre forme d’accompagnement. 

La curiosité dans le processus d’accompagnement par la méthode Gestalt et comme signe de mieux-être. 

Dans une précédente brève, j’ai déjà évoqué 3 points :

∞ l’apport de la Gestalt thérapie sur le curiosité,

∞ la façon dont la thérapie stimule la curiosté

∞ la puissance de cette ressource intérieure qu’est la curiosité

Ici, je souhaite plutôt présenter les liens entre le stress post-traumatique (SPT) et la curiosité. 

Ce lien concerne notamment la résilience, la régulation émotionnelle et le processus de guérison.

Le traumatisme et la fermeture cognitive

Le SPT peut provoquer une hypervigilance, une évitement des stimuli liés au traumatisme et une tendance à voir le monde de manière rigide ou menaçante.

Cela peut entraîner une réduction de la curiosité, car la personne cherche à éviter l’inconnu pour se protéger.

Curiosité et régulation émotionnelle

La curiosité permet d’adopter une attitude d’exploration plutôt que d’évitement face aux souvenirs douloureux ou aux émotions intenses.

Une approche curieuse face aux émotions (plutôt que de les fuir) peut aider à mieux les comprendre et les intégrer.

Curiosité et résilience post-traumatique

Certaines recherches suggèrent que la curiosité est liée à une plus grande résilience. Les personnes curieuses sont plus ouvertes à de nouvelles expériences et apprennent à donner un sens à leur traumatisme.

La curiosité sociale (s’intéresser aux autres, poser des questions, explorer de nouvelles relations) peut aider à restaurer la confiance en soi et en autrui après un traumatisme.

Curiosité et thérapie du trauma

En thérapie (EMDR, Gestalt, thérapies cognitives, etc.), encourager la curiosité permet d’explorer le traumatisme sous un angle nouveau, réduisant ainsi sa charge émotionnelle.

Des pratiques comme la pleine conscience (mindfulness) encouragent une attitude curieuse face aux pensées et aux sensations corporelles, facilitant l’intégration du traumatisme.

Conclusion

Le stress post-traumatique  a tendance à restreindre la curiosité, mais cette dernière peut être un levier puissant pour la guérison. En adoptant une posture d’exploration face à ses émotions et en renouant avec le monde, il devient possible de reconstruire une relation plus apaisée avec son passé et son présent.

En savoir plus sur le stress post-traumatique 

Les protocoles scientifiques et médicaux : recommandatations officielles pour en enfant et adulte

Note de cadrage : pour qui, comment

Un PDF des recommandations : Les recommandatations de la Haute Autorité de Sanré pour la prise en charge du stress post-traumatique

L’INSERM (Institut de Recherche Médicale) sur le sujet

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